Transitons Ecologiques Economiques et Sociales

28 novembre 2019

Emissions de Gaz à Effet de Serre : Combler l'écart !

Le "Emissions Gap Report" du programme pour l'environnement de l'ONU vient de sortir. Les paragraphe qui suivent sont une courte synthèse de ses principaux résultats.

Le "Emissions Gap Report" kézako ?

C'est le rapport qui nous dit à quel point on sera loin des objectifs de réduction des émissions de gaz à effet serre en 2030 si on ne fait rien maintenant.

Le "Emissions Gap Report" keskidi ?

Que les émissions continuent à augmenter (alors qu'elles devraient baisser !) et qu'uncun pic d'émission n'est en vue.

Les émissions de gaz à effet de serre (GES) ont atteint le record de 55,3 GtCO2e en 2018 (en incluant les effets des changements d'affectation des sols). Elles ont progressé de 1,5% / an en moyenne ces 10 dernières années.

Au regard de ces résultats, il faudra que les émissions baissent de 25% entre 2018 et 2030 pour conserver de bonnes chances de maîtriser le réchauffement global sous les 2°C et il faudrait qu'elles baissent de 55% (!) pour rester sous 1,5°C.

Que les augmentations reposent sur de multiples facteurs

Comme on peut le voir ci-dessous, la croissance des émissions est surtout localisée dans des pays hors OCDE. Pour autant, les principaux émetteurs de gaz à effet de serre sont les grands pays industrialisés ou ceux en train de les "rattraper". Ainsi, les membres du G20 comptent encore pour 78% des émissions de GES !

La figure ci-dessous montre que la Chine a les émissions territoriales les plus élevées mais qu'une partie de ces émissions est en fait liée à la consommation dans les pays occidentaux : les émissions "territoriales" (en trait plein) sont supérieures aux émissions liées à sa "consommation" (en pointillés). On voit par ailleurs que les Etats-Unis ont une émission par habitant (graphique de droite) beaucoup plus élevée. Par ailleurs les Etats n'exportent pas des émissions de GES comme la Chine, ils en importent.

Que les membres du G20 doivent faire plus

Les membres du G20 comptent pour 78% des émissions des GES. Six d'entre eux (Chine, Union Européenne, Inde, Mexique, Russie, Turquie) sont sur la bonne voie pour atteindre leurs objectifs 2030. Sept d'nettre eux ne sont au contraire pas sur la bonne voie (Australie, Brésil, Canada, Japon, Korée du Sud, Afrique du Sud, Etats-Unis). Pour les trois derniers (Argentine, Indonésie, Arabie Saoudite) les études sont contradictoires.

Mais, au regard du retard pris, atteindre ses objectifs 2030 ne sera pas suffisant : pour rester sous les 2°C, il faudra que les émissions 2030 soient plus faibles que les engagements à hauteur de 15GtCOe et de 32 GtCO2e pour rester sous 1,5°C. C'est énorme ! (pour mémoire les émissions 2018 sont de 55,3GtoC2e). C'est ce que résume la figure ci-dessous.

Qu'il existe des actions à mener par les pays du G20 ayant un très fort impact

Les principales actions recensées pour les pays du G20 sont synthétisées dans le tableau suivant.

Que globalement il y a des actions prioritaires de décarbonation à mener dans : le système économique, l'énergie et les matériaux.

L'originalité de ce rapport repose sur les matériaux, je m'arrête donc uniquement là-dessus.

La production de matériaux a engendré l'émissions de 11,5tCO2e en 2015.Le graphique ci-dessous expose la décomposition de ces émissions par matériaux d'une part et par usage (lors du premier usage) d'autre part.

Pour réduire cette colosalles quantité de GES, les process peuvent être optimisés, il peut être préférable de substituer certains matériaux moins émletteurs à d'autres plus "carbonés" et il est aussi pertinent de réduire tout simplement le poids utilisé dans telle ou telle application (par exemple les voitures).

 

 

Posté par AALFA à 16:10 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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